Polémologie

Une science de la guerre ?

L’aventure de l’Institut Français de Polémologie (1945-1993)

À la fin de la Première Guerre mondiale, le mouvement pacifiste, alors secoué en France notamment par la mort de Jean Jaurès en 1914, était ressuscité. Ce mouvement a milité pour la création de la Société des Nations (SDN) et a tenté de propager ses idées dont la SDN deviendra le symbole. Louise Weiss (1883-1983), une des figures de proue de cette pensée, y a participé en fondant un journal intitulé L’Europe nouvelle.

Le mouvement pacifiste au sortir de la Seconde Guerre mondiale n’a pas connu le même souffle qu’il avait éprouvé après la Der des ders. Il est vrai que les échecs successifs de la SDN et du pacte Briand-Kellogg n’ont guère contribué dans un premier temps à cette tendance. À eux deux, ils n’ont pas pu empêcher le conflit le plus meurtrier de l’histoire de l’humanité. C’est dans ce contexte non favorable que Gaston Bouthoul (1896-1980) fonde en 1945 avec quelques amis un institut sur la science de la guerre qu’il nomme Institut Français de Polémologie ou IFP. Il s’agit en fait d’une association basée sur le régime de la loi du 1er juillet 1901 qui lui assure une indépendance (il est en dehors du carcan universitaire) et des facilités de gestion. La création de cette association est le fruit d’un long mûrissement intellectuel que nous ne détaillerons pas ici. Nous pouvons découpé la vie de l’institut en trois périodes distinctes : 1945-1965 ; 1966-1979 et 1980-1993 ; soit la période de prêche, l’âge doré et enfin la cataplexie de l’IFP.

LES DÉBUTS DIFFICILES DE L’IFP (1945-1965)

La première période équivaut à une traversée du désert. L’activité de l’institut se borne à celle qu’en donne son fondateur. Il ne bénéficie ni de subventions ni de mécènes capables de financer une équipe et des recherches dédiées à la guerre. L’IFP ne possède pas ses propres locaux ; son siège ou plutôt son adresse est celui de la demeure de Gaston Bouthoul, au 40 rue Lauriston qu’il occupera jusqu’à son dernier soupir.

Aucun moyen n’interdit pas une volonté d’acier. Le premier des polémologues a prêché sans relâche durant ces vingt années, il a essayé de faire connaître ses idées à un public large, essentiellement littéraire. Il n’hésite pas à écrire dans des revues de littératures dont la diffusion ou le prestige est grand. Il prend sa plume pour livrer six articles à la Nouvelle Revue Française entre 1956 et 1968 et il donne de son énergie à la revue Planète qui a vu le jour en 1961. On a aussi retrouvé des textes de sa main dans la Revue de Paris ou encore un autre daté de 1949 dans le journal populaire, Le Crapouillot, deux dans Janus. Il publie six livres sur la question des guerres et la grande majorité des ouvrages écrits à cette période offrent toujours au minimum quelques lignes dédiées à la polémologie ou à la guerre. Le côté prolifique de cette production se voue à un objectif précis : la banalisation de la polémologie. Non sans difficulté comme l’avoue Gaston Bouthoul au moment où il reçoit le Prix littéraire international de la paix : « Il y a bien longtemps que j’œuvre dans cette voie [la polémologie]. Mais pendant de longues années, je me suis heurté au mur de silence. J’aurai préféré que l’on me critique ou que l’on me réfute. C’était si j’ose dire, le “Test de la Sourde Oreille” démontrant combien il est difficile à l’homme de « reconsidérer » les problèmes de la guerre et d’adopter une attitude nouvelle à leur égard. » Ce dédain de l’étude des sciences de la guerre provient du fait qu’une science d’une telle espèce s’avère moins politiquement correcte qu’une science de la paix et moins logique, de prime abord, pour parvenir à la paix. À cela s’ajoute pour Gaston Bouthoul l’enivrement que provoque la guerre, fête ultime, et à l’illusionnisme juridique, source d’exhortation et d’incantation suffisante pour lutter contre la guerre. « Il n’y a pas lieu de s’en étonner : la guerre n’est-elle pas le domaine des terreurs sacrées, comme jadis la foudre et le tonnerre, interdits aux physiciens sacrilèges ? N’oublions pas que jadis on admettait la torture, non la dissection. »

Cette situation perdure jusqu’en 1965. A cette époque, la peace research se développe à travers le monde, profitant des circonstances de guerre froide et de la menace nucléaire. L’IFP prend une nouvelle dimension grâce à l’impulsion donnée par Pierre Messmer, ministre de la Défense d’alors, et sous l’influence de Louise Weiss. Celle-ci devient secrétaire général de l’IFP et recrute les premiers collaborateurs de l’institut parmi lesquels Hervé Savon au début de l’année 1966. Ils se réunissent dans un appartement dont elle est l’occupante. L’établissement reçoit ses premières subventions du ministère de la Défense nationale tout en gardant son aspect privé et indépendant, ce qui avait d’ailleurs causé quelques soucis aux services fiscaux qui considéraient que l’octroi de telles aides constituait un démantèlement de la puissance publique. L’âge d’or de l’IFP peut débuter, avec la parution du numéro 1 de sa première revue, Guerres et Paix.

LES HEURES DE GLOIRE DE L’IFP : GUERRES ET PAIX ET ÉTUDES POLÉMOLOGIQUES COMME MOYENS DE POURSUITE DE LA RECHERCHE POLÉMOLOGIQUE (1966-1980)

L’activité de l’IFP s’intensifie à partir du moment où il acquiert les moyens de ses ambitions. Le trimestriel Guerres et Paix nous livre les deux objectifs principaux de l’association créée par Gaston Bouthoul : en même temps que sous un angle multidisciplinaire, « il conduit des recherches fondamentales relatives à la genèse des conflits armés […], il conduit également des recherches sur la paix, notamment dans ses rapports et ses alternances jusqu’ici inséparables de la guerre. » Cette manière de concevoir l’objet perdurera au moins jusqu’au douzième numéro d’Études polémologiques. Jusqu’à ce numéro, cette revue arborait sur son frontispice « pour l’étude scientifique des guerres et des paix. » Se rajoutera désormais à cet affichage l’étude des conflits jusqu’au numéro 23 de la revue.

La quatrième livrée de Guerres et Paix marque la légitimation internationale de l’IFP, avec un rapport sur le Congrès d’Evian (1966), où la polémologie prend une réelle importance, avec la présence des chercheurs en peace research. L’activité de l’association ne va cesser de s’étendre : création d’une bibliothèque, service de documentation, constitution d’un réseau de correspondants en France et à l’étranger, comité d’honneur avec des noms prestigieux comme ceux de Fernand Braudel, Jean Guitton ou Jean Fourastié, organisation de cours de polémologie à EHESS notamment, participations à des colloques, sollicitations journalistiques et politiques. Bref, l’IFP rayonne et l’avenir semble être assuré.

Gaston Bouthoul profite de la mise en place d’Études polémologiques pour concevoir les baromètres polémologiques. Déjà la revue Guerres et paix publiait à partir de son numéro 8 des calendriers réguliers sur l’agressivité et avait produit une grande enquête sur la jeunesse qui avait participé à mai 1968. Le premier numéro d’Études polémologiques inaugure les baromètres polémologiques ou du moins leur méthode et des chroniques régulières sur la violence collective mondiale s’instaurent dès le numéro 2. Les baromètres polémologiques se veulent des indicateurs, à la manière des prévisions météorologiques ou comme l’annonce Gaston Bouthoul, une manière de détecter un prodrome, qui est un « signe annonçant un événement non encore arrivé. » En d’autres termes, le baromètre polémologique dessine un futur probable à partir des facteurs chronistiques (autrement dit de périodicités) et des facteurs géopolitiques qui dégagent des lignes de fractures, même si le jeu nucléaire limite leur impact. L’objectif de tout ceci est d’arriver à une prospective dans l’optique de parvenir à un traitement contre les guerres. Leur étude autoriserait « l’espoir de prévenir, empêcher, dévier, dissocier, détourner ou remplacer les oscillations destructives en agissant sur les facteurs de guerre et sur les terrains de moindre résistance aux pulsions belligènes. » Cette espérance prendrait forme sur le long terme par l’intermédiaire du « pacifisme structurel et fonctionnel » dont les baromètres polémologiques seraient le principal outil, ceci afin de prendre conscience le moment où une société entre en phase belligène. On peut considérer les baromètres polémologiques comme la forme appliquée de la polémologie, une tentative à la fois de se rapprocher de l’actualité et d’agir concrètement sur le cours des évènements.

Une des autres forces des deux revues est celle d’avoir su s’ouvrir à différents horizons disciplinaires. Un rapide survol des intervenants et des thèmes abordés le confirme. La preuve la plus évidente (et la plus insolite aussi) est une chronique qui concerne l’agressivité mécanisée, réalisée à partir des accidents automobiles, ce qui peut paraître au premier regard très éloigné de la guerre. De même, l’éclectisme des auteurs étudiés, parmi lesquels de Gaulle, Machiavel, Tolstoï ou encore Nietzsche et bien sûr Clausewitz, va dans le sens de l’ouverture. Au regard des plumes et des participants à la revue, la particularité de l’IFP, comparé à d’autres groupes de recherches, est de faire intervenir un cercle mixte, composé à la fois de militaires et des personnalités civiles. On dénombre entre autres des professeurs d’université issus de disciplines différentes, des académiciens comme Jean Guitton ou Jacques Rueff, un ancien ambassadeur avec Guy de La Tournelle, les généraux Lucien Poirier ou René Carrère, etc.

L’édifice s’ébrèche à partir de 1976. L’IFP annonce dans son numéro 20-21 (avril-juillet 1976) d’Études polémologiques que ses subventions sont amoindries. Malgré les excellentes ventes de sa revue (un tirage moyen de 3000 exemplaires dont 500 sont diffusés à l’étranger), elle se voit contraindre de réduire la voilure sur son organe d’expression, tout en ne négligeant pas ses autres activités. Une réplique à ce séisme se produit en 1977 : Betty Bouthoul décède. Un encart l’annonce à l’ouverture du numéro 22 (octobre 1976-janvier 1977). Cela porte un coup sévère à la revue, car elle en était animatrice. En sus, ce numéro est le premier à paraître sous les auspices de la FEDN, même si l’IFP n’a pas encore intégré la fondation. Il faudra attendre quasiment deux ans pour qu’une nouvelle livraison ait lieu, elle aussi avec le concours de la FEDN. Et encore, ce numéro présente un tirage deux fois moindre par rapport à d’habitude. La fin d’une époque ? Indubitablement, oui. C’est le dernier numéro que Gaston Bouthoul verra de son vivant. Le suivant sera celui de sa nécrologie, mais il mettra deux ans et demi à être produit. De fait, les temps sont durs pour l’IFP et son avenir qui semblait si assuré quelques années plus tôt devient trouble.

LA MORT DE L’IFP (1981-1993)

Les secousses qui ont ébranlé la maison polémologique ont de toute évidence fait réfléchir Gaston Bouthoul sur ce qu’il adviendrait après sa disparition. Déjà, dans les années 60, au moment où l’IFP commençait à atteindre son rythme de croisière, l’idée de regrouper ce dernier, le Centre d’études de politique étrangère de Jacques Vernant et l’Institut français d’études stratégiques créé par le général Beaufre dans un organisme sous la tutelle de l’Éducation nationale, était à l’ordre du jour. Bien entendu, l’IFP n’y fut pas favorable, désirant préserver son autonomie nouvellement acquise.

Une dizaine d’années plus tard, il semblerait que Gaston Bouthoul n’ait eu d’autre choix pour voir son institut continuer à vivre que de l’intégrer à la FEDN. Créée en 1972 par Michel Debré, elle avait pour but de palier un manque flagrant des recherches en matière de défense et de stratégie, dans un premier temps en jouant les mécènes, puis en étant elle-même organe de recherche, en particulier avec l’Institut d’histoire des conflits contemporains (IHCC). Le 30 juin 1980, par arrêté du ministère de la Défense, l’IFP cesse d’être une association 1901 pour devenir un organe de la FEDN. À la même date, René Carrère, qui avait négocié cette phagocytose, prend les rênes de l’institut. Tout ceci s’est déroulé dans l’esprit désiré par Gaston Bouthoul dans une lettre du 30 novembre 1979 adressée au ministre de la Défense. Le fondateur de la polémologie aura donc eu connaissance de la continuité de son héritage. Mais ce que gagne l’Institut en moyen, voire en prestige (l’IFP a son siège à l’Hôtel des Invalides et il collabore avec la Documentation française), il le perdra tout de même un peu en autonomie : l’IFP est dévolu au Ministère de la Défense qui a droit de vie et de mort sur l’institut. En outre, c’est le ministre de la Défense qui nomme son président, sur proposition du conseil d’administration de la FEDN. Ces faits auront une incidence sur la disparition de l’IFP une dizaine d’années plus tard.

En attendant, l’IFP poursuit ses activités et retrouve son organe d’expression. Études polémologiques paraît au départ par intermittence, d’abord en juin 1981 pour son numéro 24, puis novembre 1983, avant que la revue ne reprenne un rythme normal. La nouvelle équipe fait prendre à la revue un virage stratégique. Les chroniques avec l’actualité récente supplantent largement les articles épistémologiques qui ne gardent qu’une place très mineure dans le périodique, où par ailleurs, la guerre a l’air d’être un conflit parmi d’autres. La polémologie se métamorphose en conflictologie. Le numéro 41 d’Études polémologiques dédié aux coups d’État en est symptomatique. Bien que Dominique David affirmait qu’ils étaient tous des héritiers au moment où la revue Études polémologiques était relancée et l’équipe renouvelée après la disparition de Gaston Bouthoul, on sent à la lecture de quelques numéros que le spectre du fondateur s’est bel et bien éloigné. Si on voulait vraiment caricaturer, on regarderait la revue comme une bonne base de données thématiques.

Achevons maintenant en quelques lignes la fin de l’IFP. Il est vrai que les circonstances, malgré quelques recherches, ne nous sont guère familières. Toujours est-il que les deux derniers numéros d’Études polémologiques sont délivrés en 1989 et 1990 (le 52e est le dernier) et l’ultime publication de l’IFP paraît en 1991 sous le titre d’Approches polémologiques, conflits et violence politique dans le monde au tournant des années quatre-vingt-dix. Certains membres de l’Institut poursuivent une autre aventure, toujours relative avec le conflit, avec la revue Culture et conflit, sans qu’il existe une véritable filiation avec la polémologie.

À la fin des années 80, la polémologie est une discipline déjà beaucoup plus confidentielle. La diffusion de la revue Études polémologiques planche à 500 exemplaires. Les recherches mises au point par Gaston Bouthoul ont subi de plein fouet la concurrence des peace research, bien mieux dotées et ayant un impact médiatique sans équivalent. En outre, l’intégration au sein de la FEDN ne s’est pas déroulée sans heurts. Comme le révèle une lettre de Pierre Dabezies (1925-2002), dernier président de la fondation, l’ambiance était délétère, en particulier entre l’IFP et l’IHCC qui ne sont jamais parvenus à collaborer entrer eux. Enfin la conjonction de la fin de la guerre froide et des thèses de fin de l’histoire ne lui est pas favorable. C’est dans ce contexte qu’est prononcée la dissolution de la FEDN à la fin de l’année 1992 à la suite d’une querelle politique. L’IFP passe en même temps à la trappe, sans trouver de place dans la nouvelle Fondation pour les études de la Défense (FED). Il entre dans un coma dont on ne sait pas s’il se réveillera un jour, ce qui n’interdit pas à la polémologie quelques soubresauts dans d’autres coins de la planète.

Cette article est tiré d’un mémoire non publié réalisé en 2010, avec quelques réajustements et informations inédites sur la fin de l’IFP. Voir MONTAGNON Guillaume (sous la dir. De CUMIN David, M2 Sécurité internationale et défense), Genèse de la polémologie, Lyon, 2010, 94 pages

Pour plus de précision, voir le site Internet très documenté de GUIEU Jean-Michel, Les apôtres français de l’esprit de Genève,

Parmi ses amis, on retrouve René Laporte (1905-1954), écrivain, prix Interallié en 1936. On pense aussi que Julien Freund, qu’il avait certainement connu dans la Résistance (Julien Freund se trouvait dans le maquis des Basses-Alpes en 1944, Gaston Bouthoul se trouvait dans les Alpes-Maritimes ; tous deux étaient entrés très tôt dans le mouvement) a participé à cette fondation.

La première dénomination aurait très vraisemblablement été Institut scientifique pour l’étude des guerres. Voir BOUTHOUL Gaston, Cent millions de morts, Paris, Sagittaire, 1946, p220 où il écrit « une association dite “Institut pour l’étude scientifique des guerres” a été récemment fondée à Paris ». Aucune mention ici de ses fondateurs ni par la suite dans l’œuvre de Gaston Bouthoul où une telle dénomination ne reparaîtra plus, du moins sur l’ensemble des lectures que nous avons effectuées.

Cf. MONTAGNON Guillaume, op.cit. p25-40

MOLINA Jerónimo, « Gaston Bouthoul, economista, demógrafo y polemólogo. Notas para une biografía intelectual», Empresas políticas, n=°10/11, 1er et 2ème semestre 2008, p271

A ce titre, il n’hésitait pas à passer à la télé comme l’affirme René Carrère. CARRERE René, « BOUTHOUL Gaston, 1896-1980 », in coll. sous la dir. de DE MONTBRIAL Thierry & KLEIN Jean, Dictionnaire de Stratégie, Paris, PUF, 2006, p68. Deux reportages où apparait le professeur sont archivés sur le site de l’INA. Voir La guerre : jusqu’au où ?, Actuel 2, 15 octobre 1973, 01h00min52s,

HYPERLINK « http://www.ina.fr/video/CAF88014192/la-guerre-jusqu-ou.fr.html » http://www.ina.fr/video/CAF88014192/la-guerre-jusqu-ou.fr.html ; Austerlitz 1805, Les grandes batailles du passé, 12 décembre 1974, 50min10s, HYPERLINK « http://www.ina.fr/video/CPF88012266/austerlitz-1805.fr.html » http://www.ina.fr/video/CPF88012266/austerlitz-1805.fr.html (dernière visite le 2 septembre 2010). Assurément, il doit exister plus d’interventions télévisuelles de sa part.

Pour l’intitulé des articles et des livres que Gaston Bouthoul a écrit sur cette période, nous renvoyons à MOLINA Jerónimo, « Excerpta Bibliographica Gasconii Bouthoul », Empresas políticas, n=°13, 2ème semestre 2009 pp-56-58 et pp63-65

Coll., Hommage à Gaston Bouthoul, Montegnée, 1962, (non paginé)

BOUTHOUL Gaston, La Guerre, op. cit. p123

Rappelons que la crise des missiles à Cuba date de 1962, ce qui n’est pas si éloigné de l’aide étatique accordé à l’IFP.

MONTAGNON Guillaume, Entretien avec Lucien Poirier du lundi 25 octobre 2010« l (dernière visite le 1er juillet 2011)

Voir WEISS Louise, Mémoire d’une Européenne (tome 3) : Tempête sur l’Occident, Paris, Albin Michel, 1976, p73

MONTAGNON Guillaume, Entretien avec Lucien Poirier du lundi 25 octobre 2010, op.cit

« L’Institut Français de Polémologie », Guerres et Paix, n=°1, 1966, p3

Même si certains sujets d’actualité, comme la guerre du Vietnam, empiétaient sur le fond, faisant transparaître un engagement partisan de certains scientifiques. Voir BOUTHOUL Gaston, « Le Congrès de sociologie d’Evian », Guerres et Paix, n=°4, 2nd trimestre 1967, p4-9

Ce dernier est fonctionnel à partir du 1er février 1967. Il propose notamment la base de données que l’IFP a constituée depuis 1964. Voir Guerres et Paix, n=°3, 1er trimestre 1967, p78

Ainsi sur la seconde de couverture du numéro 12 de Guerres et paix sont dévoilés les différents correspondants étrangers, originaires du Canada, de l’Espagne, d’Israël, de l’Italie, du Mexique, des Pays-Bas, du Royaume-Uni ou encore de la Suisse. En troisième de couverture, les correspondants français sont J. Freund, R. Mossé et J. Pétrel. Ce réseau n’a cessé de s’étoffer comme le montre le numéro 23 d’Etudes Polémologiques, avec de nouvelles liaisons avec le Sénégal, les Etats-Unis, l’Inde, la République Fédérale d’Allemagne, le Japon, l’Egypte (il s’agit ici de Boutros BOUTROS GHALI, futur Secrétaire général de l’ONU !) ainsi que la Finlande et l’Australie.

Ce comité est signalé pour la première fois sur la seconde de couverture du n=°7 d’Etudes polémologiques.

Dans sa Lettre au Lecteur, l’IFP note que son enquête télématique conduite sur mai 1968 a été diffusée dans la presse internationale. Voir IFP, « Lettre à nos lecteurs », Guerres et paix, n=°12, 2ème trimestre 1969, p3. A partir de 1974, René Carrère s’occupe régulièrement d’une chronique concernant les activités de l’IFP où l’on perçoit que celles-ci sont diverses et variées et qu’une certaine place est donnée aux médias. Voir IFP, « Activités extérieures de l’IFP (février 1971-novembre 1972) », Etudes polémologiques, n=°7, janvier 1973, p73-79 ; IFP, « Activités extérieures de l’IFP (Décembre 1972-septembre 1974) », Etudes polémologiques, n=°14, octobre 1974, p110-112 ; CARRRERE René, « Activités extérieures de l’IFP (juillet 1974-août 1975) », Etudes polémologiques, n=°18, octobre 1975, p53-57 ; CARRRERE René, « Activités extérieures de l’IFP (juillet 1975-juin 1976) », Etudes polémologiques, n=°20-21, avril-juillet 1976, p107-109 ; CARRRERE René, « Activités extérieures de l’IFP (janvier 1976-octobre 1977) », Etudes polémologiques, n=°22, octobre 1976-janvier 1977, p97-100 et CARRRERE René, « Activités extérieures de l’IFP (octobre 1977-décembre 1978) », Etudes polémologiques, n=°23, décembre 1978, p113-117

IFP, « Un calendrier de l’agressivité collective naissante (septembre-novembre 1967), Guerres et Paix, n=°8, 2ème trimestre 1968, p65-73

WEISS Louise, « Télémaque 1969 », Guerres et Paix, n=°14-15, 4ème trimestre 1969-1er trimestre 1970, p11-67

BOUTHOUL Gaston, « Les baromètres polémologiques », Etudes polémologiques, n=°1, juillet 1971, p7-8

« La plupart des faits biologiques et sociaux sont gouvernés par des phénomènes de « chronisme », c’est-à-dire des rythmes, des cycles, des alternances, des oscillations et des répétitions. » Ibid. p6

Ibid. p8-13

Ibid. p26

BOUTHOUL Gaston, « Les baromètres polémologiques », Etudes polémologiques, n=°4, avril 1972, p53-54 ; cette contribution est identique à celle publiée dans le numéro 1 de la revue, à l’exception de la conclusion où Gaston Bouthoul explique l’utilité des baromètres polémologiques dans la prévention des conflits.

Voir par exemple VAMAT-MORIO Pierre, « Les accidents d’automobile de 1960 à 1971 », Etudes polémologiques, n=°7, janvier 1973, p37-46

ALONSO BAQUER Miguel, « El estado actual de la polemologia », in BOUTHOUL Gaston, Tratado de polemologia, op.cit. p42-43

CARRERE René, « Polémologie », in coll. sous la dir. de DE MONTBRIAL Thierry & KLEIN Jean, op.cit. p416

Durant les années 60, suite à la guerre d’Algérie notamment et pour des raisons politiques, presque tous les organes de pensée militaire furent supprimée, mettant temporairement fin à une tradition séculaire. Pour un plus ample développement, voir COUTAU-BEGARIE Hervé, « La recherche stratégique en France », p788-792, f (dernière visite le 3 septembre 2010)

L’arrêté est reproduit dans Etudes polémologiques, n=°24, juin 1981, p8-9

BOUTHOUL Gaston, Lettre du 30 novembre 1979 N°D.652/IFP/79, Inédit.

Pour plus d’approfondissement, voir KLINGER Myriam, « Etudes polémologiques (1971-1990) », in sous la dir. KLINGER Myriam, Héritage et actualité de la polémologie, op. cit., p39-42

DAVID Dominique, « Avant-propos », Etudes polémologiques, n=°25, octobre 1983, p4

Anonyme, « De la reconstruction à la reconstruction stratégique »,

HYPERLINK « http://www.stratisc.org/micro_Structures_3.html#Note33 » http://www.stratisc.org/micro_Structures_3.html#Note33 (dernière visite le 3 septembre 2010)

DABEZIES Pierre, Lettre du 14 janvier 1991 à destination du Général Jean DELMAS, Inédit.

Anonyme, « De la reconstruction à la reconstruction stratégique », op.cit.

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